Nicolas Sarkozy peaufine son plan de bataille en vue des présidentielles 2017

En vue des présidentielles 2017, la semaine s’annonce décisive pour Nicolas Sarkozy

Les prétendants aux élections présidentielles 2017 ont jusqu’au 9 septembre pour se déclarer candidats, ce qui laisserait du temps à Nicolas Sarkozy pour se déclarer. En fait, l’ancien Président de la République vient d’entamer une semaine cruciale pour son avenir politique.

Comme le stipule les statuts de son parti, le chef de file des Républicains doit démissionner de sa fonction au moins 15 jours avant la date limite de dépôt des candidatures. En clair, s’il compte se présenter, il doit démissionner avant le 25 août à 25h59. De fait, on saura jeudi soir s’il a réellement l’intention de se présenter.

Ses projets ne laissent guère la place au doute. En effet, ses proches insistent déjà sur les thèmes principaux de la future campagne de Nicolas Sarkozy, à savoir la nationalité, l’identité et la sécurité. Son nouveau QG est d’ailleurs déjà prêt et son équipe pratiquement constituée.

Pour le candidat Nicolas Sarkozy, l’enjeu de cette semaine est de réussir son opération de communication pour rattraper le retard qu’il possède sur Alain Juppé.

Une réunion étant fiée le 25 août à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, ce rendez-vous devrait être l’occasion pour le président des Républicains d’annoncer sa démission. Pour l’occasion, il devrait logiquement être entouré de plusieurs soutiens, des soutiens qui agissent déjà, comme Christian Jacob, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, qui a récemment déclaré : « J’appelle sa candidature de mes vœux, et je pense qu’ils seront exaucés dans les 72 heures ».

Histoire d’occuper au maximum le champ médiatique, après sa démission de la présidence du LR, Nicolas Sarkozy devrait enchainer avec sa candidature à l’Élysée. Par la suite, il va baser sa campagne sur les nouvelles préoccupations des Français dans le but de remonter le plus rapidement possible dans les sondages.

« La nationalité, l’identité, la sécurité : ce sont des thématiques qu’il va évidemment défendre lors de cette campagne », a souligné Roger Karoutchi, sénateur LR. « Il va aussi beaucoup parler de fiscalité et demander des baisses d’impôts drastiques. Il va prôner un système où il y aurait moins de règles et plus de protection », a pour sa part indiqué Laurent Neumann, éditorialiste politique.

Avant sa démission de la présidence de son parti, Nicolas Sarkozy place ses pions

C’est lundi que Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature à la primaire de la droite et du centre. Cette décision divise les militants sur parti Les Républicains (LR), avec certaines personnes qui sont ravies de voir revenir l’ancien Président de la République sur le devant de la scène politique alors que d’autres font plus grise mine. C’est par exemple le cas de Bruno Le Maire, troisième dans les sondages derrière Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, qui estime que la classe politique a besoin de fraîcheur.

C’est justement à cause de cette division que Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas perdre le contrôle de son parti, même s’il doit annoncer sa démission de la présidence avant jeudi soir, minuit. Pour parvenir à ses fins, il est en train de placer ses pions.

Dès qu’il sera candidat, l’ancien chef de l’Etat va devoir démissionner de la présidence de son parti en raison des statuts. Pour que la formation reste sarkozyste, il faut que sa tête reste fidèle à Nicolas Sarkozy. Justement, Laurent Wauquiez et Eric Woerth ont d’ores et déjà annoncé leur soutien à M. Sarkozy.

De fait, selon toute vraisemblance, Laurent Wauquiez, le vice-président délégué, devrait prendre la présidence par intérim du parti Les Républicains. De con côté, Eric Woerth devrait rester secrétaire général. Cette situation ne va pas empêcher une lutte pour le pouvoir.

Ainsi, Laurent Wauquiez a déjà fait valoir l’article 25 des statuts selon lequel « en cas d’empêchement » ou en « cas de vacance », « le président du mouvement est remplacé par le vice-président délégué » pour exiger d’avoir les mains libres. En réponse, Eric Woerth cite volontiers l’article 39 pour obtenir une direction collégiale.

Même si Nicolas Sarkozy place soigneusement ses pions avant de lancer sa campagne, il n’en demeure pas moins que l’appétit de pouvoirs de ses subalternes risque bien de compliquer les choses.

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