Présidentielle 2017 – Marine Le Pen : un discours de rentrée politique qui cible Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy en tant que cible au discours de rentrée politique de Marine Le Pen

C’est sur la place de la mairie à Brachay, un petit village de 61 âmes qui a enregistré 81 % d’électeurs frontistes lors des dernières départementales, que Marine Le Pen a fait son discours de rentrée politique, un discours qui s’inscrit déjà dans les présidentielles de 2017. Même si la présidente du Front National (FN) n’a pas encore levé le voile sur son programme de candidate, elle a déjà donné un avant-goût des éléments qu’elle mettra en avant durant sa campagne.

Avec son discours de rentrée politique, Marine Le Pen vise Nicolas Sarkozy
Avec son discours de rentrée politique, Marine Le Pen vise Nicolas Sarkozy

En déclarant que « la femme est l’égale de l’homme, en tous points. Partout. Elle a le même droit à la liberté, à la plage comme à l’école, dans la rue comme dans l’entreprise » et que « nous ne reconnaissons qu’une seule communauté, la communauté nationale », elle a clairement posé plusieurs jalons en vue de la bataille de 2017.

Dans son allocution, elle s’est présentée comme « une femme libre », une différenciation assumée par rapport à ses adversaires qui véhiculent la compromission.

Pour se glisser dans le costume présidentiel, Marine Le Pen a osé emprunter l’anaphore chère à François Hollande lors des élections de 2012. C’est ainsi qu’elle a martelé que « présider c’est prévoir pour anticiper […], présider c’est conduire une nation vers son unité, sa prospérité […], présider c’est se comporter en chef de l’État, présider c’est se sentir le gardien d’un pays… »
Si elle n’a pas manqué de railler « les primaires qui portent bien leur nom » et leur « foire aux rustines » en parlant du PS et des Républicains, elle s’en est surtout prise à Nicolas Sarkozy.

C’est ainsi qu’elle s’en prend à celui qui marche sur ses plates-bandes en adoptant comme thème de campagne l’identité nationale et l’immigration en évoquant une rencontre que l’ancien président aurait eu en août avec le roi Salmane d’Arabie saoudite. Elle accuse ainsi celui « qui se voudrait le champion médiatique de la lutte contre l’islamisme radical » d’avoir « fait allégeance au promoteur mondial du wahhabisme ». Elle en remet une couche en ajoutant : « Sarkozy luttant contre le communautarisme, c’est à hurler de rire. Il est le symbole du cynisme ».

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